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C’est par cette phrase que plusieurs participants aux obsèques du défunt Mohamed MZALI, un vendredi de juin 2010, ont exprimé leur état d’âme après le décès subite de l’illustre penseur et militant engagé, depuis les années ’50, dans le processus de l’instauration des fondements de l’Etat tunisien. C’est avant tout un homme de culture issu du peuple tunisien qui a investi ses compétences pour sauvegarder la tunisianité de ce pays que nous voudrions éternellement libre, souverain et prospère.

C’était un homme optimiste de nature, imbibé de valeurs universelles, de démocratie et de libertés. C’était un homme libre qui croit au rôle de la culture dans la vie d’un peuple et partisan de l’intégration du développement culturel dans le vie économique et sociale du peuple dans le but de changer les mentalités des citoyens vers un futur meilleur. C’est dans cette perspective qu’il avait fondé, en octobre 1955, la revue « El FIKR », laquelle revue a enrichi la vie culturelle tunisienne et a été co-dirigé par le défunt et par son compagnon de route Béchir Ben Slama jusqu’à juin 1986.

C’était un homme humble et plein de dynamisme et d’abnégation pour cette terre. Il a servi l’Etat tunisien sans arrière pensée ni calculs pour s’accaparer le pouvoir comme tant de ces collègues de la classe politique des années ’60, ’70 ou ’80. C’était un homme d’Etat fidèle aux principes de loyauté et de la gouvernance éclairé et pas un homme politique hypocrite et magouilleur comme nous le constatons ces jours-ci après le 14 janvier 2011…

C’était un homme qui a encouragé les jeunes à participer à la vie culturelle et n’a cessé d’aider les petites associations à s’affirmer comme c’est le cas du Club UNESCO Almédina - Tunis qui a été honoré par l’accord de MZALI d’être Président d’honneur du CUAT depuis 1972 lorsqu’il était ministre de l’Éducation Nationale puis confirmé en 1981 aprés.sa nomination au poste de Premier Ministre.

Le 23 juin 2010, Mohamed Mzali s’est éteint, à Paris. Mais cette date demeurera une date mémorable dans nos esprits. Mohamed Mzali demeure le symbole de l’olympisme et de la culture de la paix.

Rachid Ben Slama