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La Mémoire du CUAT
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Le thème 6 de l'Itinéraire historique du CUAT est axé, cette semaine, autour des questions d'environnement et du développement durable. Ce thème a été l'un des points à l'ordre du jour des programmes du club depuis sa création en juin 1971.

 Les questions ayant trait à l'environnement et la sauvegarde du patrimoine naturel figurent, depuis 1990, dans les activités du CUAT en matière d'Etude et de recherches ainsi que dans le domaine de la sensibilisation des jeunes générations notamment inhérente à l'aspect écologique ainsi que la relation entre éducation des jeunes à un comportement responsable à l'égard de la nature en leur donnant l'occasion de contribuer à préserver la nature et l'écosystème notamment la sauvegarder au climat. 

Pour cela, il est impératif de mettre en oeuvre un programme d'éducation au développement durable pour les années à venir.

L’éducation à l’environnement et au développement durable (en abrégé EEDD, parfois aussi EDD pour éducation au développement durable), souvent associée aux notions d’écocitoyenneté, de formation et de diffusion de la culture scientifique, est un courant pédagogique qui s’enracine dans des mouvements anciens tels que l’éducation nouvelle, l’écologie humaine qui vise à changer les pratiques de l’humanité en matière d’utilisation et de gestion des ressources de la Terre (voir Bioéconomie/Économie écologique/Géonomie). Elle tire sa dénomination d’une part de la conférence de Tbilissi en 1977 (qui a lancé l’expression « éducation à l’environnement ») et d’autre part du rapport Brundtland de 1987 (qui a lancé l’expression « développement durable ») : les deux sont apparus ensemble en français à partir de 1990

C’est une éducation civique qui a pour but « d’amener les individus et les collectivités à saisir la complexité de l’environnement tant naturel que créé par l’homme, complexité due à l’interactivité de ses aspects biologiques, physiques, sociaux, économiques et culturels ». Il faut préciser que parmi les acteurs de l’« EEDD », l’expression « mode de vie soutenable » est de plus en plus préférée à celle de « développement durable », au point que certaines collectivités territoriales ont changé des dénominations officielles.

Historique

Les plus anciennes mentions de l’éducation à l'environnement remontent au début du XVIIIe siècle, à Jean-Jacques Rousseau qui met en relief l’importance d’une éducation basée sur la notion d’environnement dans Émile, ou De l'éducation. Plusieurs décennies plus tard, Louis Agassiz, naturaliste suisse, fit écho à la philosophie de Rousseau en encourageant les jeunes gens à « étudier la nature et non les livres » : ses écrits font référence à l’apport parental et aux perceptions de la « mémoire biologique individuelle » qui, selon lui, relie chaque personne au milieu dans lequel elle a grandi.

Cela étant, l’expression « éducation à l'environnement » ne commença à être réellement employée que dans la seconde moitié du XXe siècle, époque à laquelle l’être humain commence, encore marginalement, à réaliser que la Terre et ses ressources ne sont pas infinis et ont des capacités de recyclage limitées. Très progressivement, cette préoccupation diffuse des scientifiques et des protecteurs de la nature aux éducateurs, aux professionnels de la santé, aux organismes de solidarité, puis aux élus et à des cercles de plus en plus larges de citoyens, jusqu’à être intégrée par certaines entreprises et donner lieu à des forums internationaux. L’éducation à l’environnement devient ainsi une réponse nécessaire aux inconvénients des sociétés industrielles et commerciales qui n’observent plus le principe de respect des ressources et de responsabilité de nos gestes vis-à-vis des générations à venir.

Plusieurs organismes internationaux furent créés comme outils civiques globaux permettant d’accomplir une éducation à l’environnement-développement durable : l'Union internationale pour la conservation de la nature en 1948, ou encore le Programme des Nations unies pour l'environnement, en 1972. Durant les dernières décennies, de grandes dates ont également contribué à mieux établir une définition moderne de l’éducation à l’environnement :

  • juin 1972 : la Conférence mondiale sur l'environnement, à Stockholm, qui aboutit à la Déclaration de Stockholm. Cette déclaration met en évidence « la nécessité d’adopter une conception commune et des principes communs qui inspireront et guideront les efforts des peuples du monde en vue de préserver et d’améliorer l’environnement »6.
  •  : la Charte de Belgrade, issue du Colloque international pour l’éducation à l’environnement, qui s’est tenu la même année en Yougoslavie. La charte reprend et précise l’essentiel de la Déclaration de Stockholm, à laquelle elle ajoute les buts, les objectifs et les principes des programmes éducatifs à l'environnement.
  •  : la Conférence de Tbilissi, qui s’est tenue en Géorgie, URSS. Elle propose de façon plus approfondie le rôle, les objectifs et les caractéristiques de l’éducation à l'environnement, en explicitant ses buts et ses principes.

Le concept  de l'EDD

Dans son aspect global, l’éducation à l’environnement réel est un enseignement requis pour évoluer en dehors des modèles sociaux infantilisants, générateurs de comportements dépendants et de pratiques polluantes. L’enseignement d’une éducation à l’environnement réel développe la perception et la compréhension des enjeux environnementaux et civiques, et permet un engagement individuel : c’est ce que l’on nomme l’« éco-citoyenneté ». Dans son aspect localisé, l’éducation à l’environnement réel identifie le rapport symbiotique entre l’activité spécifique des différentes espèces, entre les habitats et leurs habitants, par-delà des diverses identités humaines communautaires, sociologiques ou religieuses.


En lien avec les huit objectifs du millénaire pour le développement durable proposés par l’ONU, l’éducation à l’environnement réel comprend une dimension comportementale à promouvoir. Cette éducation fournit des informations sur les paramètres nécessaires à la réalisation des objectifs, par exemple faire évoluer l’habitat, les modes de déplacement, de production, de consommation. Au plan personnel, l’éducation à l’environnement réel permet le développement d’une identité personnelle et collective des personnes, plutôt qu’individualiste et/ou communautariste, dans le cadre d’une culture de respect de la vie.

L’éducation à l’environnement s’élabore individuellement selon les savoirs accessibles à chacun. La perception lucide de ce qui l’entoure par l’individu, son épanouissement culturel et sa liberté d’action et d’engagement sont des apprentissages accessibles par l’éducation à l’environnement. L’équilibre de la nature ainsi compris, les rapports et les relations avec les milieux et l’habitat deviennent des thématiques d’exploration pour une adaptation des cultures humaines modernes aux réalités des milieux de vie dans lesquels elles se développent.

Objectifs-de-développement-durable (ODD)

Les 17 objectifs de développement durable ont été adoptés à l’unanimité par les États Membres de l’Organisation des Nations Unies. C’est une bonne chose mais quelle est l’étape suivante ?

Au cours des 15 prochaines années, les gouvernements œuvreront à atteindre ces objectifs, ce qui ne veut pas dire qu’ils doivent être les seuls à agir : le secteur privé, les organisations de la société civile et les gens ordinaires peuvent eux aussi aider à accélérer la réalisation des objectifs de développement durable. Cela étant, on ne sait pas toujours par où commencer. Après tout, il y a 17 objectifs, qui ont chacun plusieurs cibles et indicateurs.