Le thème 28 de l'Itinéraire historique du CUAT est axé, cette semaine, autour de la migration des populations des pays du sud vers les pays développés. L'exemple récent de l'exode des réfugiés de Syrie, d'Irak, d'afrique subsaharienne et d'Afghanistan vers l'Europe a posé le problème humanitaire et a causé des tensions d'ordre cultuirel et économique dans les pas accueillant le nombre exponentiel des migrants.
Plus de 200 millions de personnes vivent aujourd'hui en dehors de leur pays. Ce chiffre recouvre des
situations extrêmement variées : de l’ingénieur informatique qualifié à l’agriculteur qui travaille illégalement, de la femme victime de la traite au réfugié contraint par les guerres, la violence ou les catastrophes naurelles de quitter son foyer.
Des millions de migrants participent activement à l’économie des sociétés dans lesquelles ils vivent, tout en soutenant financièrement leur communauté d'origine. Pourtant, ils sont souvent perçus comme une charge et victimes d'abus et de discriminations.
La Journée internationale des migrants est l'occasion de dissiper les préjugés et de sensibiliser l’opinion à leurs contributions dans les domaines économique, culturel et social, au profit tant de leur pays d’origine que de leur pays de destination.
La Journée internationale des migrants a été proclaméé par l'Assemblée générale le 4 décembre 2000 (résolution A/RES/55/93). Elle commémore l'adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille
Les questions migratoires et le développement en débat à Mahdia
Le CUAT s'est intéressé de ce thème et à contribué, en juillet 2009, aux travaux d'une rencontre internationale autour des questions : « Jeunesse, migration et développement ». En effet, cette rencontre s'est tenue à l’initiative de l’Organisation Internationale pour les Migrations-OIM, en partenariat avec le ministère des Affaires Sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l’Etranger et de l’Office des Tunisiens à l’Etranger et en étroite collaboration avec le Club UNESCO ALECSO d'Ezzouhour (Tunisie).
Les questions migratoires et le développement constituaient le thème central de l’échange entre 25 jeunes tunisiens, Italiens, Grecs, Espagnols et des jeunes tunisiens résidents dans des pays européens. La réalité de la corrélation entre la migration et le développement ont fait l’objet de débats et représentations artistiques, contribuant à une meilleure appréhension de l’importance de ce sujet par les jeunes.
Il s’agissait d’aider les organisations de la société civile et les autorités locales qui souhaitent contribuer à renforcer le lien entre la migration et le développement. La rencontre vise également à mettre en place et consolider les réseaux de personnes et organisations actives dans le secteur de la migration pour le développement, identifier les meilleures pratiques en la matière. et partager les informations sur ce qui fonctionne au niveau local et international.
Au cours de cette manifestation, des échanges inter-jeunes visant à intensifier les dialogues entre les cultures afin de renforcer une connaissance mutuelle, et stimuler les discussions entre les participants pour une meilleure compréhension de l’interaction de ces deux concepts : migration-développement et favoriser une mutuelle entente entre les civilisations.
Egalement, il était question de pallier la méconnaissance de l’interaction entre la migration et le développement, et contribuer au rapprochement socioculturel entre des jeunes de diverses cultures et origines ainsi que la compréhension du phénomène migratoire dans ses différentes facettes. L’immersion des volontaires dans la culture locale, et la découverte d'autres valeurs et traditions à travers les contacts avec les populations locales et la découverte de cérémonies traditionnelles ainsi que les liens tissés avec les jeunes constituent de ce point de vue autant d’outils de compréhension entre des participants ayant des profils variés et appartenant à différentes cultures.
L’association à cet évènement de membres de la communauté migrante tunisienne résidant dans certains pays européens, principalement des jeunes issus de la 2ème et 3ème générations ainsi que des volontaires européens, a été initiée afin de renforcer les liens entre les tunisiens résidant à l’étranger avec leur pays, et attirer leur attention ainsi que celle des autres participants étrangers sur l’importance du potentiel social commun.
Le thème 28